Fédération du PCF Maine et Loire

Mais cela ne fait que commencer...

lundi 8 mars 2010 par Véronique ARAUDEAU

INTERVENTION de VERONIQUE ARAUDEAU, secrétaire de la section du PCF de St-Barthélémy au BANQUET DU 7 MARS 2010

Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades,

Tout d’abord, au nom de la section Marcel Alanique, nous nous félicitons de la réussite de ce banquet qui rassemble une centaine de personnes.

Je profite donc de l’occasion qui m’est donnée pour remercier toutes les personnes qui oeuvrent depuis plusieurs semaines pour ce succès.

Merci également à nos partenaires politiques ainsi que la section du PS de St Barthélémy, pour leur présence aujourd’hui.

Je souhaiterais, avant de rentrer dans le vif du sujet, que nous ayons une pensée pour tous les sinistrés, qu’ils soient d’Haiti ou de notre côte ouest.

Dans le contexte du moment, à une semaine des élections régionales, élection qui revête un caractère très important, il est indispensable de rappeler quelques points de l’histoire de France.

Dans cette période de crise il me semble nécessaire de revisiter notre histoire, nos repères pour mieux comprendre notre présent et ainsi créer des perspectives pour l’avenir.

Je commencerais par citer Jean Jaurès.

150 ans après sa naissance, son héritage est plus que jamais d’actualité à gauche.

Jean Jaurès, cet homme de la Paix, fondateur du journal l’Humanité, le Pacifiste a eu cette citation que nous ferons notre.

Je cite : « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».

Il existe une modernité de Jean Jaurès quand, à son époque, il intervient déjà sur la question des retraites, sur l’impôt sur le revenu avec la nécessité de faire participer équitablement tout citoyen à la contribution nationale, sur une démocratie sociale quand il dénonce l’autoritarisme et les abus patronaux, sur la réduction du temps de travail lorsqu’il s’agit de promouvoir un droit légitime des travailleurs au repos et aux loisirs.

Et bien son combat de l’époque est le notre aujourd’hui.

A la veille de la journée internationale des femmes, j’évoquerais aussi une combattante inlassable de l’injustice sociale et de l’émancipation féminine. Je parle de Louise Michel, féministe et révolutionnaire. Elle s’est battue pour l’égalité des sexes, élue à la commune de Paris, elle contribue à la rédaction d’un premier décret sur l’égalité des salaires entre les hommes instituteurs et les femmes institutrices.

Les propos de Louise Michel font échos à ce que vivent aujourd’hui, au quotidien, pas seulement les femmes, mais aussi les gens dans la misère, les ouvriers, les travailleurs et les sans papiers.

Elle défend aussi les prostitués et déclare que ces femmes ne sont pas des délinquantes méprisables, mais que ce sont les victimes de souteneurs qui abusent d’elles parce qu’elles sont pauvres et sans défense, les battent et les vendent. Je cite : « car le bétail humain est ce qui rapporte le plus. ». Elle revendique l’art pour tous, la science pour tous, le pain pour tous. Elle s’élève également contre le colonialisme en enseignant le français aux caldoches le jour, et aux kanak le soir. Pour elle, les blancs ne sont pas supérieurs, ils ont des armes, c’est tout.

Les communistes sont les héritiers de cet esprit depuis la révolution française, en passant par la commune, le front populaire, le conseil national de résistance, le mouvement de 1968, le mouvement social en 1995 pour la remise en cause des retraites par Jupé, le Traité constitutionnel européen en 2005, le CPE en 2006.

Tout cela offre des perspectives : non ! la commune n’est pas morte, son esprit est toujours vivant.

Les réformes imminentes, territoriales, suppression de la taxe professionnelle, les retraites, la santé, l’éducation… sont la remise en cause des acquis sociaux issus de ces combats progressistes.

La politique ultra libérale de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement dépossède les citoyens de toutes participations en les éloignant des pouvoirs de décision. Il donne plein pouvoir aux préfets sur des choix politiques.

Nous ne pouvons passer sous silence que François Fillon a dit que le Front Populaire était responsable de la 2ème guerre mondiale, que Nicolas Sarkozy a dit qu’il fallait revenir sur les acquis sociaux du Conseil National de la Résistance pour libérer les énergies.

Conseil National de la Résistance dont le volet le plus important est la création de la sécurité sociale par Ambroise Croizat, ministre communiste.

Avec cette crise d’une ampleur inédite, aujourd’hui le capitalisme est contesté partout dans le monde comme jamais il ne l’a été. Cette crise immense dont le capitalisme est responsable et dont tout laisse à penser qu’elle n’est que débutante, suscite des attentes nouvelles, des mobilisations d’un type nouveau, auquel un parti comme le notre doit être particulièrement sensible.

Nous devons être un parti capable à partir du réel d’interpeller fortement la société et notamment les forces de gauche.

Nous proposons dès maintenant que la gauche se réunisse et sorte des propositions de sortie de crise avec des mesures concrètes, dans des logiques capitalistes.

Des mesures elles-mêmes inspirées de ce qui agite le mouvement social et des luttes, et qui mérite bien au-delà de notre soutien indispensable, une attention profonde et une grande disposition politique, car c’est de là que peuvent naître ambition et novation politique véritablement à la hauteur des défis de la période que nous vivons.

Cette politique libérale nous renvoie aux fondamentaux de l’esprit de la Commune, tels que la révolution des ouvriers, la réduction du temps de travail dans les ateliers d’armes, l’interdiction du travail de nuit pour les boulangers, l’émancipation des femmes, les étrangers citoyens à part entière, la mise en place de commissions sous contrôle des citoyens, la mise en place de la chambres des syndicats, la séparation des église et de l’état, les fournitures scolaires gratuites…

Autant de combat plus que jamais d’actualité qui ne seront possible et réalisable que si la gauche est rassemblée, sans exclusive.

Notre conception de la politique c’est de se consacrer à l’essentiel, aux attentes populaires, à la créativité du mouvement social, à la prise d’initiative pour frayer des débouchés qui amènent la conclusion d’alliance avec d’autres formations politiques.

Cela nous renvoie à notre engagement et à nos responsabilités de faire alliance avec cette liste aujourd’hui et d’en assumer les conséquences.

L’élection régionale est l’étape qui doit impulser la construction d’un projet qui réponde aux attentes de nos concitoyennes et con-citoyens pour l’élection présidentielle de 2012.

Dans cette perspective, nous voulons la mise en place d’états généraux de la gauche pour permettre d’y travailler le plus largement possible en y associant les forces de progrès, les organisations syndicales et les citoyens.

Pour ce faire, il ne peut pas y avoir 2 gauches, les communistes ont toujours accepté leurs responsabilités. Il convient alors que chacun prenne les siennes pour assurer une victoire de la gauche, la semaine prochaine, et empêcher à la droite de disposer de toutes les manettes du pouvoir.

Mais comme battre la droite ne suffit pas, le projet politique porté par la liste « la gauche en action » entend aller encore plus loin à gauche.

Le bilan positif de ce mandat partagé par tous dans l’équipe majoritaire, porte incontestablement la marque des communistes. C’est pourquoi ils prennent toute leur place dans cette prochaine mandature avec un programme qui permettra à notre région de franchir un nouveau cap à gauche.

Ne laissons pas le candidat Béchu désigné par Sarkozy lui-même, faire de la région le relais des politiques nationales ultralibérales de la droite.

La « Gauche en action » mettra en œuvre des politiques publiques utiles aux ligériennes et ligériens et à notre région.

Donc il faut continuer à expliquer, à faire de l’éducation populaire, débattre, être sur le terrain, faire des réunions de quartiers , des réunions d’appartements, chaque voix compte et comptera pour aujourd’huit et demain .

Donc, comme vous pouvez le constater la gauche est en action.

Mais cela ne fait que commencer nous devons nous inscrire dans le temps c’est à dire jusqu’aux Régionales mais aussi après.

Dans ces conditions, je souhaite vous faire part du plan de travail de notre section et j’espère que vous l’apprécierez autant que nous.

Il est composé de onze points

1.Débuter  : Faire une action c’est ce que nous faisons en organisant ce débat

2.Enthousiasme : Soyons heureux de travailler pour ce que l’on désire

3.Croire : S’organiser en fonction de ce que l’on veut au mieux pour transformer la société.

4.Important : Cela doit être important pour nous pour permettre de rassembler les énergies pour atteindre notre but

5.Dignité  : Croire que nous sommes dignes de porter cette espérance à gauche et pour le peuple

6.Mérite  : Oui le peuple mérite un projet qui porte au centre des interêts l’être humain et non le FRIC

7.Expérience : Toute les expériences passées ne sont pas des erreurs mais au contraire elles doivent nous permettent de nous appuyer dessus pour cette fois-ci, réussir

8.Respect : Se respecter entre partenaires, accepter nos différences, nos croyances, nos forces, nos desirs.

9.AGIR  : Faire des actions en commun, nous mettre en mouvement et vite.

10. Gratitude  : Apprendre à nous écouter, c’est accepter, constater, même si nous avons des divergences.

11. INSISTER  : Avoir de la persévérance pour nous pour créer les forces nécessaires pour un véritable projet de Gauche en prenant appui sur les besoins du peuple

Mesdames, messieurs, chers camarades, chers amis sans plus attendre je laisse la place au débat que nous souhaitons riche, et la parole à Philippe Denis, secrétaire départemental et candidat.

Merci


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