Fédération du PCF Maine et Loire

Retraites : les derniers seront...les derniers ???

20 ans aujourd’hui...nous aurons 60 ans en 2050

La droite mène une politique au pas de course ! Chaque semaine, une nouvelle annonce, une nouvelle mesure, une nouvelle attaque ! Cette fois ce sont les retraites qui sont mises sur la table, après un premier échec des négociations l’année dernière...Sarko nous le dit, le dossier des retraites sera réglé au printemps ! Reste à savoir comment ? Explications...

Comme souvent le risque existe de voir le débat qui se profile se limiter à une acceptation pure et simple de choix politiques faussement présentés comme les seules solutions possibles pour l’avenir des retraites : allongement du temps de travaiul et surtout pas de revalorisation des pensions ! L’excuse ? Plus de financement possible et l’allongement de l’espérance de vie !!!

Bien sûr, le gouvernement rabâche qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses pour les retraites. Mais ceci est la conséquence d’une politique menée depuis une dizaine d’années qui transfère une part des richesses créées produites dans les caisses des puissances d’argent ! Le pays n’a jamais été aussi riche ! La preuve : d’où sortent ces milliards d’euros donnés aux banques !?

Une politique du plein emploi, la taxation des revenus financiers, permettraient d’établir un véritable financement juste des retraites ! Le peuple de France est attaché à un système de retraite solidaire et intergénérationnel, par répartition et qui garantisse un niveau de pension permettant de vivre pleinement le temps de la retraite !

Il est inacceptable que l’allongement de l’espérance de vie soit synonyme de régression sociale. La droite voudrait que le débat sur les retraites se cantonne à un débat interne gouvernemental, pour moins de résistance, moins d’union dans la lutte, toujours moins de démocratie !

Au nom du pouvoir et de l’argent, il faudrait précariser les plus pauvres

Pourtant chacun est concerné par ces mesures ! Et les jeunes plus encore : cotisants aujourd’hui et retraités précaires demain. Enfin, c’est ce qu’ils voudraient ! Pas nous !

Les chiffres sont aujourd’hui effrayants : sur 14 millions de retraités, 4 millions perçoivent le minimum contributif (579,85€ par mois en 2008) et plus de 5 millions perçoivent entre 800 et 1100€ mensuellement. La situation des femmes retraitées est particulièrement dure : une retraitée sur deux perçoit moins de 900€, une sur trois moins de 700€ par mois. Une situation précaire et alarmante !

Prendre en compte les années d’études et de galère dans le calcul des retraites.

Alors, l’idée selon laquelle le droit à une pension décentre et qui permette de vivre pleinement le temps de la retraite, soit réservé à une minorité est inconcevable. Tout comme un système qui se tournerait vers la capitalisation, les fonds privés, et l’épargne individuelle ! Ces pistes entrent dans une logique bien précise de cette droite dangereuse et du MEDEF, une politique ultra-capitaliste. Cette logique veut placer les individus au rang d’outils de rentabilisation, d’outil de production avant tout !

Il faut plus de libertés, d’épanouissement personnel : avant le travail, dans le travail, en dehors et après ! Pour cela, une réforme des retraites doit prendre en compte les évolutions de la société doit prendre en compte les évolutions de la société : l’augmentation du niveau de qualification des jeunes a entraîné un allongement de la durée des études et un recul de l’âge moyen d’entrée dans un emploi stable. Cela conduit les jeunes à commencer à cotiser plus tard que par le passé. Il est donc indispensable de permettre à chacun de valider les années d’études dans le calcul des annuités ouvrant droit à la retraite.

Il est également nécessaire de valider les périodes d’inactivité forcée et de prendre en compte la situation des jeunes en situation d’insertion professionnelle pour qui l’enchaînement de stages, de CDD, des périodes d’intérim ou de chômage conduisent à accumuler des droits à la retraites très incomplets, ou inexistants durant la recherche du premier emploi.

Les années d’études et la période d’insertion doivent être pris en compte dans le calcul des retraites afin que les jeunes puissent bénéficier d’un système de retraite solidaire.

Les jeunes : dernier arrivés, derniers servis, derniers écoutés.

Néanmoins, force est de constater qu’il est très difficile de porter cette question auprès des jeunes, de se l’approprier ! En effet les jeunes souffrent d’une crise de perspectives. On casse tous les acquis sociaux : logements, emplois, santé, salaires, tout est source de galère et d’incertitudes. Plus sûr(e)s de rien dans le présent, comment penser à un avenir si lointain !

Le gouvernement ne peut aborder le débat sur les retraites sans l’avis des générations directement concernées par cet enjeu social majeur : les jeunes d’aujourd’hui auront à subir dans quelques années toutes les modifications du système actuel. Ils refusent d’être les grands oubliés d’un débat qui les concerne. Alors que la nature du système de retraite qui se met en place aujourd’hui contribue à façonner la société de demain, la jeunesse ne veut pas que le débat sur les chiffres confisque le débat sur l’avenir !

Laura Salvoldelli

http://www.jeunes-communistes.org/

Voir en ligne : L’AvantGarde

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